Thursday, 4 August 2011

Les banques de détail: négociants ou agents de réadaptation

Mon dernier article parlait de la drogue de l’argent et son impact sur le comportement – cet article a pour but d’analyser le rôle des banques dans notre addiction – donc permettez-moi de démarrer avec cette citation de Thomas Jefferson pour lancer le sujet.

“Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour notre liberté qu’une armée active. Si les Américains autorisent toujours les banques privées a contrôler leurs dépenses, tout d’abord par inflation, puis par la déflation, les banques et sociétés qui évolueront autour des banques priveront les gens de tous biens propres jusqu’a ce que leurs enfants sans plus rien sur les terres que leurs descendants avaient conquis.”
Thomas Jefferson, Lettre au Secrétaire au Trésor Albert Gallatin, 1802.

Au risque de rejoindre ceux qui condamnent “la Banque”, je pense qu’une discussion autour de notre niveau croissant de la dette (et de la chute du pouvoir d’achat) est obsolète sans une discussion des principaux acteurs. Suivant la crise quel rôle jouent les banques avec notre addiction marquée a la richesse – ont elles toujours le mauvais rôle du pousseur ou sont elle devenues des agents de réadaptation, en nous aidant a mettre notre addiction de coté pour une planification financière prudente et une gestion de la dette? Demandez aux accros, la grande majorité n’aura aucun mal à répondre à la question. Les banquiers ont toujours eu le rôle des méchants – mais étonnement, pas à cause de l’affluence de colportages ouverts ces jours-ci - ils le sont maintenant pour d’autres raisons – premièrement ils ne sont pas bien vus car ils ont arrêté de négocier – ils ont déplacé nos approvisionnements – ils ne nous prêterons plus d’argent, nous ne pourrons pas nous permettre de payer des choses dont nous n’avons pas réellement besoin et deuxièmement et de façon désespérantes, ils ressembleront eux aussi a des accros avec leur gros salaire et les avantages qu’ils ont avec leur entreprise et troisièmement et le plus énervant de tous, ils se servent de nos impôts pour leur propres intérêts. Cependant, avant de monter sur nos grands chevaux et de lyncher un banquier peut être devrions nous nous rappeler à quel point nous sommes nous-mêmes accroches a notre richesse.

Ce qui est sur c’est que nous, les consommateurs, les addicts ne sommes pas innocents et si nous décidons, autant que nous sommes, que les banquiers sont nos fournisseurs, nous devons nous souvenir que quand  ils nous ont offert le pack de début, cela nous a fait plaisir. Et quand ils nous ont offert un autre, sur la base d’un accord qui semblait trop beau pour être vrai, nous avons encore dit oui. Nous nourrissions le feu qui nous brule. Donc d’un certain côté, nous devons endosser la responsabilité – tout en sachant qu’ils n’ont pas fait nous sentir en alerte envers les banquiers. Alors, qu’est-ce que doivent faire les banques pour que nous leur fassions de nouveau confiance et pour qu’on les respecte?

C’est, évidemment, sans surprise que l’on peut souvent guérir d’une addiction grâce à un conseiller et à une désintoxication où ils cherchent une solution pour réparer les dommages qu’ils ont causé. Est-ce une leçon à tirer pour les banques? Absolument – je pense que ce n’est pas suffisant pour les banques d’avoir “arrêté de négocier” ce dont  nous addicts avons réellement besoin, c’est de voir les banques désolées et nous offrir de l’aide pour arrêter totalement cette drogue. Ce que j’aimerais voir ce sont les banques investir plus pour nous donner des conseils sur les dettes, sur les bilans financiers gratuits et efficaces, sur les nouveaux buisness, en soutenant les organismes de bienfaisance locaux qui ne parviennent pas a obtenir un financement afin de savoir s’ils permettent ou pas de lever le niveau global de la communauté dont ils font parti. En d’autres termes, comme un dealer avec un accro, être une épaule sur laquelle on peut pleurer quand nos finances vont mal, être de bon conseil quand nous avons besoin d’aide pour gérer nos finances, être un appui pour les personnes autour de nous quand nous avons perdu le fil et nous rendre la vie, a nous accros, juste un peu meilleur.

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