Thursday, 4 August 2011

La drogue de la richesse

Alors que Karl Marx aurait pu avoir quelques aperçus, il semblerait qu’il ait eu tort lorsqu’il a déclaré confiant que la religion était l’opiace des Européens. C’est clairement la richesse (et le rêve de la richesse) qui a été le narcotique de choix des personnes de l’Est, pas la religion. Il est tout aussi évident que notre dépendance a la richesse et son retrait imminent (voir la Grèce, l’Islande, l’Irlande, le Portugal...) est une menace majeure pour notre mode de vie occidental et structure sociale. Si vous voulez voir l’ampleur que prend la menace de la drogue dans notre propre civilisation occidentale, il faut juste regarder en arrière la disparition des autres grandes civilisations (grecque, romaine, maya, égyptienne etc.) et retrace leur parcours jusqu’a leur dégradation. Sans doute, l’effondrement des grandes civilisations est liée a une incapacité a produire des meilleurs niveaux de richesse pour une société qui s’est simplement détruite elle-même.
Au risque de me faire appeler Jérémie (le prophète de l’Ancien Testament qui était connu pour son énoncé sur la fin du monde), je redirai que la Grande Bretagne a un gros problème, nous sommes profondément accro a la richesse et a ce jour c’est un problème auquel nous n’avons pas réellement fait face. Tout au long de l’Histoire, la richesse, le sexe et le pouvoir ont toujours été les moteurs des classes dirigeantes, la drogue la richesse a chuté à tous les niveaux de la société et évolue vers des classes addicts. En G-B, nous avons le niveau le plus élevé en terme de dette personnel en Europe – ce n’est pas bon.
La richesse a des effets puissants – ca nous oblige a insister sur nos droits à la santé, au plaisir et au bonheur. Cela nous permet de croire que nous sommes en droit a une bonne vie. Cela nous dépouille de notre habilite à penser et à agir sur le long terme, et de ce fait créer une dépendance à la satisfaction de tout instant et aux choses matérielles qui nous permettent de nous identifier en tant qu’être humain. D’un point de vue moralisateur, dans un système capitaliste, aucun d’eux a particulièrement des mauvais côté; mais la richesse a des effets secondaires. Ces effets secondaires de la richesse, incluant la dette, un sens du droit et un manque général de responsabilité sont relativement soft alors que nous sommes tous entrain de parler de la drogue et de grimper l’échelle sociale. Mais, le problème commence quand la réserve de richesse diminue et quand nous sommes obliges de retirer la drogue et nous connaissons une longue descente aux enfers.
Quand la richesse n’est pas de longue durée, les conséquences pour une population accro sont terribles et la misère, la panique, l’égoïsme et la brutalité s’ensuivent. Comme un enfant prive de son jouet favori, la population d’une nation dépourvue de richesse peut vite devenir méchante, avec quelques résultats vraiment déplaisants. Il a été évidemment fascinant de voir des débats a travers le monde si c’est mieux d’y aller direct, comme la Grande-Bretagne tente de faire avec le gouvernement de coalition de David Cameron ou si c’est mieux d’opter pour le “retrait lent” méthode préférée par Barack Obama aux Etats-Unis. De toute façon la misère associée à la montée de l’addiction à la drogue serait bien réelle. Mon espoir est, que nous cherchons  des moyens de faire face a cette richesse, que nous ne faisions pas envahir par toute sorte de colère, récrimination et blâme - espérons que cette fois nous pouvons chacun prendre notre responsabilité pour sérieusement “faire ce qu’il faut”, même quand cela signifie que nous devrons passer outre d’un point de vue personnel. A ce jour, la réponse des Grecs et des unions du secteur public en Grande-Bretagne ne me font pas avoir bon espoir.

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