Tuesday, 9 August 2011

Le futur du conseil de gestion

Comme tout consultant nous savons tous (et aimons le répéter à nos clients) les vieux adages sur l’état des robinets dans la maison d’un plombier et l’état des chaussures d’un enfant de cordonnier. Cela permet a nous, consultants, d’entamer des conversations transformationnelles basées sur leur peur obsessionnelle qu’ils peuvent manquer une astuce et donc être hors compétition. Mais, comme une part de l’industrie mondiale qui a connu la croissance quasi continue de ces 50 dernières années et qui est maintenant occupé à aider le monde à s’adapter aux nouvelles « réalités numériques », l’ironie que notre propre modèle d’affaires n’a pas change depuis 50 ans semble nous échapper.
Oui dans certains cas nous avons rallongé nos « chaines de valeur », éloigné de la réingénierie des conseils et des processus visant à fournir de  grandes compétences informatiques d'intégration de systèmes et de capacités et dans certains cas donné la capacité de sous traiter à nos clients, et oui c’est vrai que ces vingt dernières années nous avons pu nous procurer des capacités mondiales , mais, la part actuelle de conseil de la chaine de valeur - des conseils et des processus de changements - semble ne pas avoir changé. Où alors que se passe-t-il ? Sûrement nos propres modèles d'affaires de conseil qui sont pratiquement intacts avec le Web 2.0 et nos entreprises qui continuent à survivre et à prospérer?
Mon point de vue est qu’actuellement une révolution silencieuse est entrain de se mettre en place dans le monde du conseil de gestion et les dernières personnes à se rendre compte de ce qu’il se passe sont, évidemment, les conseillers eux-mêmes.
Imaginer un problème récurent permettant de dire du DRH au PDG à tout moment sur les 50 dernières  années. « Nous ne sommes pas dans la mesure de tenir nos promesses sur la gérance de la performance de nos salaries – de réparer le système de gérance de performance ». 20 ans plus tôt, le DRH a mit en place une équipe pour enquêter sur le problème et elle pourrait bien avoir fini par se payer les services d’un conseiller en gestion pour planifier et remanier le processus de gestion des performances. Aujourd’hui, le premier reflexe du DRH est de regarder quels sont les logiciels pré établis disponibles soit pour les ajouter à leur système de gestion de l’entreprise, soit comme solution à l’hébergement de sites Web autonomes. Le rôle du consultant en gestion de processus de réingénierie est fini. Le processus est déjà conçu de manière optimale et basé sur les meilleures pratiques mondiales – tout ce qui reste est configure pour ce client. Le consultant peut donner quelques petits conseils sur ce qu’il faut acheter et peut être un peu d’aide sur la configuration, mais c’est tout.
Tout cela est typique des RH – absolument – tout le back office (RH, Finance, Informatique, Conseil) le processus de réingénierie est maintenant le domaine des fournisseurs de logiciels. Et aujourd’hui, le plus effrayant pour les consultants – le back office était dans les mains des fournisseurs de logiciels ils cherchent désormais à percer dans le middle et front office – est de choisir processus après processus et de l’offrir à tous les clients via une solution Web 2.0. Cela supprime le besoin de conseil en gestion pour les ingénieurs du processus. La solution est donc de revenir au cœur des « donneurs de conseils » - s’il y a une chose que nous savons sur ce que le Web 2.0 peut procurer c’est l’expérience des autres rapidement – et nous regardons maintenant pour un nouveau modèle de site de conseil qui trouvera de vraies solutions aux réels problèmes des entreprises à un prix intéressant.
Alors pourquoi les cabinets de consultants ne s’effondrent pas plus rapidement lorsque leur centre est au plus mal – essentiellement pour deux raisons – premièrement les entreprises subissent encore beaucoup de changements organisationnels et sont toujours entrain de regarder pour avoir plus de flexibilité et de « brillance », de ressources capable afin d’augmenter leurs propres équipes à un prix ou seulement de grandes quantités sont rentables et deuxièmement les capacités du Web 2.0 ne sont pas encore considérées comme suffisamment aiguise par les PDG des baby-boomers pour remplacer l’expérience des les conseils des sages. Mais, comme les X’èmes et Y’èmes prennent le relais dans les réunions et le Web 3.0 (le Web sémantique) saisit alors il faut s’attendre à ce que le cout de sages conseil chute aussi.
Alors ce que réserve le futur au conseil de gestion – à mon avis – c’est une société qui a besoin d’avoir un sérieux regard sur ses propres robinets ou chaussures et de créer un nouveau modèle de business où il sera très très rapidement rendu obsolète par la même vague technologique quelle a conseillé a ses clients.

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